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Trotskysme contre castrisme - Défense de la Révolution cubaine ! Pour la révolution politique ouvrière ! (Part 1) (2008)

2016.05.03 12:44 ShaunaDorothy Trotskysme contre castrisme - Défense de la Révolution cubaine ! Pour la révolution politique ouvrière ! (Part 1) (2008)

https://archive.is/FkdIr
Le Bolchévik nº 185 Septembre 2008
Trotskysme contre castrisme
Défense de la Révolution cubaine !
Pour la révolution politique ouvrière !
L’article suivant a été traduit de Workers Vanguard, journal de la Spartacist League/U.S., n° 915, 23 mai.
Depuis que le gouvernement de Fidel Castro a exproprié la classe capitaliste à Cuba en 1960, établissant un Etat ouvrier bureaucratiquement déformé, les capitalistes américains travaillent sans relâche au renversement de la Révolution cubaine et au rétablissement de la dictature de la bourgeoise : cela va de l’invasion de Playa Girón (la Baie des Cochons) en 1961 aux tentatives répétées d’assassinat de Castro, ou du financement de terroristes contre-révolutionnaires à Miami à l’embargo économique toujours en cours. L’élimination du pouvoir de la classe capitaliste à Cuba a apporté d’énormes acquis à la classe ouvrière. L’économie centralisée et planifiée a garanti à chacun un travail, un logement décent, l’alimentation et l’instruction. Les Cubains bénéficient aujourd’hui de l’un des taux d’alphabétisation les plus élevés du monde. La révolution a particulièrement beaucoup apporté aux femmes : la domination de l’Eglise catholique a été brisée et l’avortement est un service de santé gratuit. Malgré les effets dévastateurs du blocus américain, le système de santé gratuit est encore de loin le meilleur parmi les pays économiquement sous-développés. La mortalité infantile y est inférieure à celle qui existe dans certaines parties du « premier monde », et Cuba a plus de docteurs et d’enseignants par habitant que presque partout dans le monde.
En tant que trotskystes (c’est-à-dire marxistes authentiques), nous sommes pour la défense militaire inconditionnelle de l’Etat ouvrier déformé cubain contre les attaques impérialistes et la contre-révolution capitaliste – comme nous défendons les autres Etats ouvriers déformés restants de Chine, Corée du Nord et Vietnam. Nous nous opposons à l’embargo économique des Etats-Unis, un acte de guerre clair et net, et nous exigeons le retrait immédiat des troupes US de la baie de Guantánamo. Nous soutenons entièrement le droit de Cuba d’avoir des relations commerciales et diplomatiques avec des Etats capitalistes. Cependant, nous constatons qu’une aile de l’impérialisme américain, représentée par des gens comme le politicien démocrate Barack Obama, envisage d’alléger l’embargo commercial et l’isolement diplomatique de Cuba, car elle considère que ce serait un moyen plus efficace de renverser l’Etat ouvrier déformé cubain. C’est depuis longtemps la politique des capitalistes d’Europe de l’Ouest et du Canada. Notre défense de la Révolution cubaine se base sur notre internationalisme prolétarien qui inclut, centralement, la lutte pour la révolution socialiste aux Etats-Unis et dans les autres pays capitalistes avancés.
Le régime cubain dirigé par Fidel Castro, et maintenant supervisé par son frère Raúl, est fondamentalement nationaliste : il suit le dogme stalinien de la construction du « socialisme dans un seul pays » et nie donc la nécessité de la révolution prolétarienne au niveau international, non seulement ailleurs en Amérique latine mais particulièrement dans les pays capitalistes avancés, Etats-Unis compris. Comme nous l’expliquerons ci-dessous, le régime cubain s’est opposé à plusieurs reprises, comme ce fut le cas au Chili et au Nicaragua, à la nécessité de renverser les formes de propriété capitalistes.
Le régime cubain est en essence similaire à celui qui est apparu en Union soviétique après l’usurpation du pouvoir politique par la bureaucratie stalinienne au cours d’une contre-révolution politique qui commença en 1924 et se consolida au cours des années qui suivirent. Après la Révolution cubaine, la Revolutionary Tendency (RT – Tendance révolutionnaire) au sein du Socialist Workers Party (SWP) américain a lutté pour cette analyse programmatique contre la majorité du SWP. Celle-ci avait embrassé, sans les critiquer, des forces de classe non prolétariennes telles que les guérillas petites-bourgeoises dirigées par Castro et Che Guevara. La RT et la Spartacist League qui lui a succédé ont été les seules à soutenir que Cuba était devenu un Etat ouvrier bureaucratiquement déformé au cours de l’été et de l’automne 1960. Pour progresser vers le socialisme, il fallait une révolution supplémentaire, une révolution politique prolétarienne pour balayer la bureaucratie de Castro, mettre en place des organes de démocratie ouvrière et instaurer un régime internationaliste révolutionnaire. Comme l’affirme un texte soumis par la RT à la Convention du SWP de 1963 :
« La Révolution cubaine a mis en lumière les vastes incursions du révisionnisme dans notre mouvement. Sous prétexte de défendre la révolution cubaine, ce qui est une obligation pour notre mouvement, certains ont soutenu à fond, inconditionnellement et sans critiques, la direction de Castro, en dépit de sa nature petite-bourgeoise et de son régime bureaucratique. Et pourtant la liste des droits démocratiques que le régime refuse aux ouvriers et aux paysans cubains est claire : les dirigeants démocratiquement élus du mouvement ouvrier ont été chassés bureaucratiquement et remplacés par des larbins staliniens ; la presse trotskyste a été interdite ; le système de parti unique a été proclamé, etc. Côte à côte avec ce bilan, il y a les premiers accomplissements énormes, au niveau social et économique, de la Révolution cubaine. Aussi les trotskystes sont à la fois les défenseurs les plus militants et inconditionnels de la Révolution cubaine, et de l’Etat ouvrier déformé qui en est issu, contre l’impérialisme ; mais ils ne peuvent pas faire confiance ou apporter leur soutien politique, si critique soit-il, à un régime gouvernemental hostile aux principes et aux pratiques les plus élémentaires de la démocratie ouvrière, même si notre démarche tactique n’est pas la même que celle qui serait utilisée à l’égard d’une caste bureaucratique endurcie. »
– « Vers la renaissance de la IVe Internationale », reproduit dans Spartacist édition française n° 36, été 2004
Quarante-cinq ans plus tard, cette analyse et ce programme trotskystes ont passé avec succès l’épreuve du temps. La plupart des pseudo-trotskystes ont acclamé Castro avec enthousiasme ; certains, comme la Socialist Labour League britannique de feu Gerry Healy dans les années 1960, niaient que le capitalisme avait été renversé à Cuba. Mais ceux qui, hier, s’enthousiasmaient pour toute une série de bureaucrates staliniens, se sont maintenant ralliés aux croisades anticommunistes des impérialistes pour la « démocratie ». Ainsi, le SWP, qui a depuis longtemps explicitement répudié le trotskysme, ainsi que ses rejetons tels que Socialist Action (SA) et ses anciens alliés internationaux du Secrétariat unifié (SU), ont pris part à la campagne impérialiste pour détruire l’Union soviétique, soutenant ouvertement les forces de la réaction anticommuniste. Ce fut aussi le cas pour la tendance Militant de Ted Grant, précurseur de l’International Marxist Tendency (IMT – La Riposte en France) dirigée par Alan Woods, qui aujourd’hui se présente à Cuba comme les « trotskystes ». Aujourd’hui, par rapport à Cuba, toutes ces forces soit continuent à soutenir politiquement le régime de Castro, soit pire encore, l’attaquent de la droite.
Ces dernières années, la question du trotskysme et du rôle joué par Trotsky lui-même – co-dirigeant avec Lénine de la Révolution d’octobre 1917 – est l’objet de certaines discussions dans les cercles universitaires et autres à Cuba. Par exemple, il y a quatre ans, le magazine cubain Temas (n° 39-40, octobre-décembre 2004) a publié un débat intitulé « Pourquoi le socialisme de l’Europe de l’Est s’est-il effondré ? » lors duquel plusieurs participants ont fait des références positives aux critiques de Trotsky sur la montée de la bureaucratie stalinienne. Au début de cette année, le livre la Révolution trahie, ouvrage de référence où Trotsky analyse la montée du stalinisme, a été présenté au salon du livre de La Havane devant une foule débordante. Celia Hart – la fille de Haydée Santamaría et Armando Hart, deux dirigeants historiques de la Révolution cubaine – publie des articles et prend publiquement la parole sur l’île en tant que partisane déclarée tant du trotskysme que du régime cubain.
Il est capital que les jeunes et autres à la recherche d’une voie révolutionnaire authentique se mettent à étudier et assimiler le programme internationaliste révolutionnaire du trotskysme, qui s’oppose radicalement au révisionnisme du SWP, de SA, du SU, de l’IMT et autres. Pour cela, il leur faut examiner la théorie de la révolution permanente de Trotsky et la véritable histoire de la Révolution cubaine et du régime Castro.
La bataille pour le trotskysme dans le SWP
Après la victoire des troupes de Castro en 1959, la majorité du SWP s’est mise à aduler Castro et Guevara, les qualifiant de « trotskystes inconscients ». Semaine après semaine, le Militant, le journal du SWP, reproduisait sans aucune critique leurs discours. D’après le SWP, Cuba était passé du « gouvernement ouvrier et paysan » à un Etat ouvrier sain en essence du même ordre que l’Etat ouvrier soviétique sous Lénine et Trotsky. Comme le faisait remarquer la RT dans un texte de 1960, c’était un « “gouvernement ouvrier et fermier” dans lequel il n’y a ni ouvriers ni fermiers et pas de représentants de partis ouvriers et fermiers indépendants ! » (« La Révolution cubaine et la théorie marxiste », reproduit dans Marxist Bulletin n° 8).
La position du SWP sur la Révolution cubaine reflétait une vague de révisionnisme vieille d’une décennie dans la Quatrième Internationale (QI). La QI, qui avait été fondée sous la direction de Trotsky en 1938, avait été profondément désorientée par les renversements du capitalisme sous direction stalinienne, après la Deuxième Guerre mondiale. L’Armée populaire de libération de Mao Zedong, basée sur la paysannerie, avait arraché en 1949 le pouvoir des mains du Guomindang, le parti bourgeois de Chiang Kai-shek en déconfiture, menant à l’établissement d’un Etat ouvrier déformé. D’autres renversements sociaux similaires basés sur la paysannerie et dirigés par des forces staliniennes avaient triomphé en Yougoslavie, en Corée du Nord et au Vietnam-du-Nord (puis au Sud à partir de 1975 après la défaite de l’impérialisme US infligée par les ouvriers et paysans vietnamiens). Le capitalisme avait été renversé dans plusieurs Etats d’Europe centrale et orientale occupés par l’Armée rouge après la Deuxième Guerre mondiale. Différents processus prirent place dans chacun de ces différents pays, mais ils eurent tous en commun le fait que la classe ouvrière était absente en tant que candidate au pouvoir. La création d’Etats ouvriers déformés bureaucratiquement en fut le résultat.
Cependant Michel Pablo, qui dirigeait alors la QI, réagit aux bouleversements sociaux de l’après-guerre en répudiant l’importance capitale d’une direction révolutionnaire consciente. Pablo affirma que « le processus objectif demeure en dernière analyse le seul facteur déterminant ». La « dynamique objective » était censée assurer un rapport de forces sans cesse plus favorable et, dans ce contexte, les partis communistes stalinisés « conservent dans certaines circonstances la possibilité d’adopter une orientation approximativement révolutionnaire ». Pablo envisageait des « siècles » d’Etats ouvriers déformés. Les trotskystes étaient réduits à se liquider ou au mieux à devenir des groupes de pression par rapport à divers partis staliniens ou sociaux-démocrates. Ce révisionnisme mena à la destruction de la Quatrième Internationale en 1951-1953. Le SWP, dirigé par James Cannon, combattit les révisionnistes pablistes, bien que tardivement, partiellement et essentiellement sur le terrain national du SWP. En 1953, le SWP et d’autres groupes antipablistes se séparèrent de Pablo au niveau international (voir « Genèse du Pablisme », Spartacist édition française n° 4, 1973).
Mais avec la Révolution cubaine qui se déroulait, le SWP se mit alors à adopter le révisionnisme de Pablo et entreprit une « réunification » avec les protégés de Pablo regroupés dans le « Secrétariat international ». Le document fondateur du « Secrétariat unifié de la Quatrième Internationale » proclamait :
« Comme I.F. Stone, journaliste radical américain perspicace, l’observait après un voyage à Cuba, là-bas les révolutionnaires sont des trotskystes “inconscients”. Avec la maturation complète de la conscience parmi ces courants politiques et ceux qui y sont associés, le trotskysme deviendra un puissant courant. »
– « La dynamique de la révolution mondiale aujourd’hui » (1963)
Le SWP prétendait que la guerre de guérilla basée sur la paysannerie deviendrait la vague du futur et le moyen déterminant de renverser le capitalisme, et il s’attendait à ce que cela se produise. Il écrivait :
« Sur le chemin de la révolution, qui commence avec de simples revendications démocratiques et finit dans la rupture des relations de propriété capitalistes, la guerre de guérilla faite par les paysans sans terres, et les forces semi-prolétariennes, sous une direction qui est résolue à faire aboutir la révolution, peut jouer un rôle décisif pour ruiner et précipiter la chute des pouvoirs coloniaux ou semi-coloniaux. C’est une des principales leçons à tirer de l’expérience depuis la Deuxième Guerre mondiale. Cela doit être consciemment incorporé à la stratégie de construction de partis marxistes révolutionnaires dans les pays coloniaux. »
– « Pour une réunification prochaine du mouvement trotskyste mondial – Déclaration du comité politique du SWP », 1er mars 1963
En opposition à la majorité du SWP, la Revolutionary Tendency affirma dans le texte programmatique intitulé « Vers la renaissance de la IVe Internationale – Projet de résolution sur le mouvement mondial », soumis à la Convention du SWP de 1963 :
« L’expérience depuis la Deuxième Guerre mondiale a démontré que la guérilla basée sur la paysannerie avec une direction petite-bourgeoise ne peut mener en elle-même à rien de plus qu’à un régime bureaucratique antiprolétarien. La création de tels régimes s’est réalisée dans une situation de la décadence de l’impérialisme, de démoralisation et de désorientation occasionnées par les trahisons staliniennes et par l’absence d’une direction marxiste révolutionnaire de la classe ouvrière. La révolution coloniale ne peut avoir de signification révolutionnaire progressiste sans équivoque que sous la direction du prolétariat révolutionnaire. Que des trotskystes introduisent dans leur stratégie le révisionnisme sur la question de la direction prolétarienne de la révolution est une profonde négation du marxisme-léninisme, quels que soient les vœux pieux exprimés en même temps en faveur de “la construction de partis marxistes révolutionnaires dans les pays coloniaux”. Les marxistes doivent s’opposer résolument à toute acceptation aventuriste de la voie de la guérilla paysanne au socialisme, historiquement apparentée au programme tactique des socialistes-révolutionnaires que combattait Lénine. Cette voie serait un cours suicidaire pour les buts socialistes du mouvement ; elle serait peut-être aussi physiquement suicidaire pour les aventuriers qui la prennent. »
– reproduit dans Spartacist édition française n° 36, été 2004
Le SWP était en train de jeter consciemment aux orties la théorie de la révolution permanente de Léon Trotsky qui trace la voie vers l’émancipation sociale et nationale pour les pays à développement inégal et combiné. Dans ces pays, la bourgeoisie nationale est liée de mille liens aux impérialistes et craint le prolétariat. Elle est par conséquent incapable d’accomplir les tâches qui sont historiquement associées aux révolutions bourgeoises classiques en Angleterre et en France au XVIIe et au XVIIIe siècle. Comme Trotsky le déclarait dans la Révolution permanente (1930), la seule voie pour avancer est la lutte pour « la dictature du prolétariat, qui prend la tête de la nation opprimée, avant tout de ses masses paysannes ». La dictature du prolétariat mettrait à l’ordre du jour non seulement des tâches démocratiques mais aussi des tâches socialistes telles que la collectivisation de l’économie, donnant un puissant élan à la révolution socialiste internationale. Seule la victoire du prolétariat dans les pays capitalistes avancés permettrait de se prémunir contre la restauration bourgeoise et de garantir la possibilité de mener la construction du socialisme à son terme.
La théorie de Trotsky avait été confirmée par la Révolution russe d’octobre 1917. Sous la direction du Parti bolchévique de Lénine et Trotsky, les ouvriers révolutionnaires, soutenus par la paysannerie, renversèrent le pouvoir des capitalistes et des propriétaires terriens. La force insurrectionnelle déterminante était constituée par les Gardes rouges, les milices ouvrières, ainsi que des unités militaires sous le commandement des conseils de soldats et de marins dirigés par les bolchéviks. L’Etat bourgeois fut brisé et remplacé par un Etat ouvrier reposant sur les organes de masse de la démocratie ouvrière, les soviets (conseils) élus d’ouvriers, de soldats et de paysans. La fondation de l’Internationale communiste en 1919 exprimait le fait que pour les bolchéviks, la Révolution russe n’était que le premier épisode réversible de la révolution socialiste mondiale. (Voir « L’élaboration et l’extension de la théorie de la révolution permanente de Léon Trotsky », brochure en anglais de la LCI, avril 2008.)
La Révolution cubaine
Sous la dictature de Fulgencio Batista, Cuba était essentiellement une filiale de la mafia américaine et de la firme United Fruit Company (voir, par exemple, le film le Parrain II). Lorsque le Mouvement du 26 juillet de Fidel Castro entra à La Havane au Nouvel An 1959, il mit en déroute ce qui restait de l’armée de Batista ; celui-ci était profondément méprisé par les masses, isolé de la haute société cubaine et il fut finalement abandonné par les impérialistes américains. Ceux qui commandaient l’armée rebelle étaient des intellectuels petits-bourgeois qui, au cours de la guerre de guérilla, avaient coupé les liens directs qu’ils avaient précédemment avec des éléments bourgeois-libéraux de l’opposition et qui étaient momentanément devenus autonomes vis-à-vis de la bourgeoisie.
Le gouvernement de coalition des débuts avec des politiciens libéraux-bourgeois eut lieu dans un contexte où le vieil appareil d’Etat bourgeois avait été détruit. Castro lui-même avait été candidat du Parti orthodoxe – un parti bourgeois – aux élections parlementaires de 1952. Le manifeste de la Sierra Maestra publié par le Mouvement du 26 juillet en 1957 proposait « des élections démocratiques et impartiales » organisées par un « gouvernement neutre provisoire », et appelait à « dissocier l’armée de la politique », à la liberté de la presse, à l’industrialisation et à une réforme agraire sur la base du principe de la terre à celui qui la travaille (par opposition à des fermes collectives). Rien de tout cela ne remettait en cause le régime capitaliste.
Les premières mesures du gouvernement petit-bourgeois de Castro furent de bannir les jeux d’argent, de réprimer la prostitution et de saisir les propriétés de Batista et de ses copains. Elles furent suivies par une modeste réforme agraire qui était conforme à la constitution bourgeoise de 1940. A ce moment-là, Castro non seulement niait toute intention révolutionnaire, mais il condamnait explicitement le communisme. En mai 1959, Castro faisait référence au communisme comme à un système « qui résout les problèmes économiques mais supprime les libertés, les libertés qui sont tellement chères à l’homme et auxquelles je sais le peuple cubain sensible » (cité dans le livre de Theodore Draper, Castroism, Theory and Practice [1965]). Cependant, cela ne suffisait pas pour l’aile anticommuniste de son propre mouvement. En juin 1959, Castro se débarrassa des opposants à la réforme agraire au sein du Mouvement du 26 juillet.
Le nouveau gouvernement cubain faisait aussi face aux multiples tentatives de l’impérialisme américain de le soumettre par la force au moyen de pressions économiques, sans que l’administration méprisante d’Eisenhower ne fasse parallèlement aucun effort pour coopter le nouveau gouvernement. Puis un processus d’attaque et de contre-attaque se développa, au cours duquel les dirigeants cubains réagirent à chaque offensive impérialiste par des mesures de plus en plus radicales. Lorsque Eisenhower chercha à baisser le quota de sucre cubain en janvier 1960, Castro signa un accord avec Mikoyan, vice-Premier ministre soviétique, d’après lequel l’URSS achèterait un million de tonnes de sucre chaque année à Cuba. Quand les raffineries de pétrole détenues par les impérialistes refusèrent de traiter le brut russe et que Eisenhower supprima le quota de sucre, Castro, en réponse, nationalisa en août 1960 les avoirs des Etats-Unis à Cuba, y compris des raffineries de sucre, des compagnies pétrolières, la compagnie d’électricité et celle des téléphones. En octobre, le gouvernement nationalisa toutes les banques et 382 sociétés, équivalant à 80 % de l’industrie du pays. Cuba devint un Etat ouvrier déformé lors de ces nationalisations étendues, qui liquidèrent la bourgeoisie en tant que classe.
La cristallisation d’un Etat ouvrier déformé n’était en aucun cas le résultat automatique de la victoire militaire de l’armée rebelle en janvier 1959. L’existence de l’Etat ouvrier dégénéré soviétique fournissait un modèle et, chose plus importante, un soutien matériel qui a rendu ce résultat réalisable. Toutefois, la formation de l’Etat ouvrier déformé cubain n’était pas le produit de l’alliance avec l’Union soviétique, mais la conclusion d’un processus interne à Cuba même. Un autre facteur décisif à l’origine de la création d’un Etat ouvrier déformé était le fait que le prolétariat ne luttait pas pour le pouvoir.
S’il y avait eu une classe ouvrière combative et consciente de ses intérêts de classe, elle aurait polarisé les forces de la guérilla petite-bourgeoise, en attirant certains du côté des ouvriers et repoussant d’autres dans les bras de l’ordre bourgeois. Cela est arrivé en Russie en 1917 lorsque les bolchéviks ont gagné le soutien de la masse des paysans tandis que la direction droitière du parti paysan des socialistes révolutionnaires s’est rangée du côté du gouvernement capitaliste de Kérensky. Mais à Cuba, le principal parti ouvrier, le Parti socialiste populaire (PSP) stalinien, était complètement dédié à l’ordre capitaliste et à la légalité bourgeoise. Le PSP avait désavoué l’assaut de Castro contre la caserne de la Moncada en 1953, l’accusant de « méthodes putschistes ». Encore en juin 1958, le comité national du PSP appelait à la fin de la violence et à régler les différends à Cuba « au moyen d’élections démocratiques et irréprochables, que tout le monde respecte, grâce auxquelles le peuple puisse réellement décider par le vote et dont le résultat serait honorablement respecté ».
La situation à Cuba était exceptionnelle : dans la plupart des cas la victoire militaire de nationalistes petits-bourgeois mène au bout du compte à ce qu’ils rétablissent leurs liens avec l’ordre bourgeois. Prenons par exemple le cas de l’Algérie après la victoire du FLN petit-bourgeois au langage radical, qui avait fait suite à une longue guerre d’indépendance contre les impérialistes français. Le fait que le gouvernement de De Gaulle, avec les accords d’Evian de 1962, avait cherché à appliquer une politique plus accommodante envers les rebelles algériens victorieux, a été un facteur clé pour maintenir l’Algérie comme néocolonie française. Il est absurde de considérer l’issue de la Révolution cubaine comme étant le résultat d’une prévision et d’un dessein marxistes des castristes. En faisant référence à la « théorie » de Castro/Guevara d’une guerre basée sur la paysannerie, l’historien bourgeois Theodore Draper faisait le commentaire suivant : « La théorie cubaine était une rationalisation ex post facto [après les faits] d’une réaction improvisée à des événements échappant au contrôle de Castro. »
La Révolution cubaine a démontré, une fois de plus, qu’il n’y a pas de « troisième voie » entre la dictature du capital et la dictature du prolétariat. En ce sens, elle a confirmé la théorie de la révolution permanente. Cependant, le cœur de la théorie de Trotsky est qu’il faut un prolétariat conscient, dirigé par son avant-garde, qui lutte à la tête de tous les opprimés pour le pouvoir et l’extension internationale de la révolution. La couche dirigeante de l’Etat ouvrier déformé cubain est une bureaucratie parasitaire, qui a été créée par la fusion d’éléments de l’ancien Mouvement du 26 juillet avec le PSP (dont les membres pro-Moscou allaient être opportunément purgés, comme Anibal Escalante, qui était considéré comme loyal à un « socialisme dans un seul pays » différent). La Révolution cubaine a vérifié d’une façon nouvelle l’affirmation de Trotsky que la bureaucratie stalinienne – une courroie de transmission des pressions de l’ordre bourgeois international sur un Etat ouvrier – est une formation petite-bourgeoise contradictoire. Comme nous l’écrivions dans la préface de 1973 au Marxist Bulletin n° 8 [reproduit dans la brochure de la LTF Pour la révolution politique ! (1978)] :
« Le secteur décisif des castristes parvint à faire la transition pour devenir la direction d’un Etat ouvrier déformé parce que – en l’absence d’égalitarisme et de démocratie prolétarienne qui existent dans un Etat résultant directement de la victoire des travailleurs – ils n’eurent jamais à transcender ou à altérer fondamentalement leurs propres aspirations sociales de petits-bourgeois radicalisés, ils durent seulement les transformer et les réorienter. »
http://www.icl-fi.org/francais/lebol/185/cubaine.html
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